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Consommateur averti? Wednesday August 17th

Hier en revenant gagnant de ma soirée de poker ;) , je jasais avec un de mes amis sur la fausse publicité lors des ventes incroyables.

Oui mon frère, j’ai des chaussures à vendre à partir de 9$ l’unité, mais le soulier gauche est très rare et coûte 80$ :)

Dans le fond à chaque fois qu’il y a une vente “à partir de”, l’article le moins cher est “soit disant” toujours vendu! Il paraît que maintenant il faut préciser le nombre d’article en vente ou comme l’article ci-dessous le mentionne avoir la quantité suffisante pour répondre à la demande.

Si vous êtes un magazineux, voici un bon article pour consommateur averti.

Source : lapresseaffaires.com - Ces rabais qui vous enragent

Stéphanie Grammond
15 août 2005 - 07h49
En décembre dernier, Claude Audette achète une radio avec lecteur de cassettes et de CD pour 149,99 $. L’appareil Sony donne droit à un rabais postal de 20 $. Dès le lendemain, M. Audette expédie le coupon-rabais dûment rempli ainsi que la facture originale comme preuve d’achat. Mais Sony rejette sa demande, arguant qu’il faut fournir le code-barres sur la boîte d’emballage, même s’il figure déjà sur la facture. Pourtant, au magasin, le vendeur ne l’avait jamais averti.

Depuis, malgré toutes ces démarches, M. Audette reste sans nouvelles de Sony. «Ces rabais postaux, qui sont de plus en plus répandus, sont des attrape-nigauds et je suis tombé dedans », déplore-t-il.

Il est loin d’être le seul client à pester contre les entourloupettes des rabais postaux.

Prenez le cas d’Alain Fluet. Il a acquis deux cartes graphiques, assorties de rabais de 80 $ chacune, pour les deux ordinateurs qu’il possède à la maison. Surprise! Le fabricant n’accepte qu’un seul rabais par adresse. Évidemment, ce « détail » n’était mentionné nulle part dans la publicité ou au magasin au moment de l’achat. Aberrant!

«Les rabais postaux sont un beau moyen de vendre à rabais, sans jamais avoir à donner le rabais », conclut M. Fluet.

Tracasseries et frustrations sont le lot des consommateurs : les délais sont trop longs (des mois et des mois). Parfois, le service à la clientèle est unilingue anglais. « D’autres fois, les réponses sont automatisées et il est pratiquement impossible de parler à quelqu’un », affirme M. Fluet.

Pour Julie Plamondon, directrice du Service d’aide aux consommateurs (SAC) de Shawinigan, les rabais postaux ne font que mélanger les clients lorsqu’ils veulent comparer les prix. « Il faut comparer les prix dans d’autres magasins et vérifier si l’économie est bien réelle », recommande-t-elle.

Du vin au lave-glace

Malgré tous les détracteurs, les remises postales pullulent. On en trouve désormais pour une foule de produits, de la simple bouteille de vin achetée à la Société des alcools du Québec, jusqu’à l’ordinateur portable assorti d’une remise de 400 $.

Logiciels, téléphones mobiles, appareils photo, brosses à dents électriques, outils de construction, couteaux de cuisine, malaxeurs, lave-glace… la liste des produits où l’on trouve des rabais postaux est très longue, observe James McDonald, recherchiste au SAC. L’organisme prépare une étude sur la question. On peut d’ailleurs lui acheminer des plaintes et répondre à un sondage Internet à www.service-aide-consommateur.qc.ca. Le hic, c’est que souvent les consommateurs baissent les bras. «Pour de petites sommes , 10 ou 20 $, ils trouvent que ça ne vaut pas la peine de faire des démarches », dit Mme Plamondon.

Les ATTRAPE-NIGAUDS de la consommation

Paresse, ignorance, fatigue, inattention… Les consommateurs ne sont pas toujours alertes. Et parfois les marchands misent sur leurs faiblesses. Prenez bien garde de ne pas tomber dans le panneau.

Publicités trompeuses: retombez sur Terre!

Ne succombez pas aux charmes des publicités trompeuses… Wow! Partir pour Los Angeles pour 276 $. Juste à voir la publicité, le rêve vous paraît soudain accessible.

Mais vous retomberez vite sur Terre, après avoir survolé toutes les notes, astérisques et petits caractères: Supplément NAV Canada, supplément pour l’assurance, droit pour la sécurité des passagers du transport aérien, redevance aéroportuaires. Et comme si ce n’était pas assez, un nouveau supplément pour le carburant vient d’être ajouté, à cause de la hausse du prix du pétrole.

Dans les cas extrêmes, la différence entre le prix affiché et le prix réel va du simple au double. C’est sans compter que le tarif vise un aller simple et non un aller-retour. « C’est comme afficher le prix d’une seule chaussure alors qu’on est obligé d’acheter la paire », dit Jannick Desforges, directrice par intérim d’Option consommateurs.

D’ailleurs, la Coalition pour la protection des voyageurs exhorte présentement le gouvernement du Canada à donner du muscle à son projet de loi C-44, en obligeant notamment les transporteurs à divulguer le coût intégral de leurs billets dans leur publicité.

Les accessoires plus chers que le produit

Avant d’acheter un produit, informez-vous bien du prix de toutes les composantes qui ne sont pas fournies. Pour attirer les consommateurs, certains équipements sont moins chers que les accessoires nécessaires à leur fonctionnement.

Un cas classique: l’imprimante. Par exemple, un modèle laser de Minolta Konica est annoncé à 349 $ (après une remise postale de 250 $). Sauf que le prix des cartouches est plus élevé que le produit: 89,99 $ pour chacune des trois cartouches de couleurs primaires et 109,99 $ pour la cartouche de poudre d’encre noire. Ajoutez un peu de papier, à 6,99 $ le paquet de 500 feuilles, et hop, voilà la facture qui grimpe à 750 $… plus taxes. Et n’oubliez pas que les cartouches ne sont pas éternelles.

Garanties prolongées

Les commerçants insistent beaucoup pour vous vendre une garantie prolongée, que ce soit sur un radio-réveil, un réfrigérateur ou une télévision. Mais au fond, on vend une garantie qui existe déjà de par la loi. En effet, la « garantie légale » stipule qu’un appareil doit avoir une durée de vie raisonnable, eu égard au prix payé. « Par exemple, si vous achetez une montre à 500 $, vous êtes en droit de vous attendre à ce qu’elle ne brise pas après un an et demi », dit Me Desforges.

Malheureusement, la durée de vie de chaque appareil n’est pas précisée. Tout est question d’interprétation. Et le commerçant a le gros bout du bâton. « S’il ne veut pas payer pour la réparation, il faut aller à la Cour des petites créances. On a de très bonnes chances de gagner. Mais c’est beaucoup de temps perdu. Avec la garantie prolongée, les consommateurs achètent la paix », dit Me Desforges.

Assuré ou surprotégé?

Vous recevez un chèque de 5 $ à votre nom. Gare au piège! En encaissant ce chèque, vous êtes automatique abonné à Première ligne, un service de protection en cas de fraude sur vos cartes de crédit. Le programme coûte 2,95 $ plus taxes par mois.

De un, la tactique d’abonnement est douteuse. De deux, vous n’avez pas besoin d’assurance, car c’est l’émetteur de la carte qui est responsable en cas de fraude.

« Beaucoup de produits de protection sont inutiles. Ils ne couvrent pratiquement rien. Et le risque pour le consommateur est nul », explique Charles Tanguay, porte-parole de l’Union des consommateurs.

Assurez-vous de ne pas êtres surprotégé! « Certains voyageurs sont assurés en triple, car ils acceptent l’assurance proposée par l’agence de voyages, mais ils sont déjà couverts par leur assurance au travail et ils sont aussi couverts parce qu’ils paient leur voyage avec leur carte de crédit », dit Me Desforges.

Programme de fidélisation: bien jouer vos cartes

Nul doute que les programmes de fidélisation qui permettent d’accumuler des points pour chaque achat porté au compte sont avantageux pour les consommateurs disciplinés. Mais ils peuvent entraîner certains utilisateurs à se créer des besoins et à surconsommer à crédit.

« Si vous accumulez des points, mais que vous versez des intérêts parce que vous ne payez pas intégralement le solde sur votre carte de crédit, vous n’êtes pas gagnant », dit Julie Plamondon, directrice du Service d’aide aux consommateurs de Shawinigan.

Et ça se complique lorsque les programmes de fidélisation sont complexes et vous imposent toutes sortes de contraintes pour réclamer vos cadeaux. Faites vos calculs pour être certain que la cotisation annuelle n’est pas plus élevée que les bénéfices dont vous profiterez réellement.

Achetez maintenant… coincé plus tard

Évitez les formules « Achetez maintenant, payez plus tard ». Ces promotions ne se limitent plus à l’industrie du meuble. Piscine, spa, voyages… On peut même rénover sa maison et la quincaillerie vous offre de payer dans 15 mois.

« Les offres sont très alléchantes, mais on ne réalise pas que les taux intérêts liés à ces programmes sont énormes, parfois 28 % ou même 36 % », dit Me Desforges.

Par la suite, lorsqu’un consommateur est coincé, ce n’est plus qu’une question de finance. Le stress amène des problèmes de santé et des problèmes sociaux.

« Toute la famille y goûte », ajoute pour sa part Julie Plamondon, du Service d’aide aux consommateurs de Shawinigan.

L’illusion du versement mensuel

Ne vous laissez pas berner par l’illusion des paiements mensuels, qui donnent l’impression que tout est à la portée de votre bourse. De plus en plus de publicités ne mentionnent que les versements et pas le prix total. Les comparaisons de prix deviennent alors impossibles, car on ne connaît pas le montant de l’acompte, les taux d’intérêt, le nombre de paiement, etc.

Débusquez les frais cachés

Débusquez les frais cachés en lisant les petits caractères au bas des contrats. M. Tanguay estime que les téléphones sans fil sont champions dans cette catégorie. Ne vous fiez pas aux vendeurs. Parfois, ils n’ont reçu aucune formation. On les laisse aller pêcher l’information sur Internet. Pas surprenant que le consommateur n’ait pas toujours les bons renseignements.

Les menottes des contrats à long terme

Avec certains produits comme les systèmes d’alarmes les consommateurs ne réalisent pas toujours qu’ils s’embarquent dans un contrat à long terme impossible à annuler. Dans certains cas, le contrat se renouvelle automatiquement à moins que le client n’avise la société un certain nombre de jours avant l’échéance.

« Les consommateurs ont leur part de responsabilité. Il faut magasiner et lire les contrats. Si le langage est hermétique, demandez qu’on vous explique. Au lieu de signer sur-le-champ, donnez-vous toujours 24 heures. Dormez là-dessus. Le produit sera encore là demain », dit Mme Plamondon.

Gare aux colporteurs

Encore le printemps dernier, le Service d’aide aux consommateurs a observé une vague de colporteurs qui abusent des personnes âgées. « Le même aspirateur peut être vendu 1200 $, 1600 $ ou 1900 $ », rapporte Mme Plamondon.

Une fois passé le seuil de la porte, certains vendeurs intimident le client en restant des heures dans la maison. « Les gens ne savent pas toujours qu’ils ont 10 jours pour annuler le contrat lorsqu’ils font affaires avec un colporteur », mentionne Mme Plamondon.

Déménageur, maçon, ramoneur, vraiment?

Ce genre d’arnaque refait surface périodiquement. Vous engagez un déménageur, un ramoneur, un maçon. Mais en réalité, la personne n’a aucune compétence. Au mieux, elle accomplira un travail bâclé. Au pire, elle vous donnera un rendez-vous, exigera un acompte… et ne se présentera jamais pour faire le boulot.

Payer pour travailler

En quête d’un boulot? Méfiez-vous des offres d’emploi où l’on exige d’abord que vous payiez pour du matériel ou pour bâtir un portefolio. Il existe aussi de fausses agences de recherche d’emploi qui vous font payer le gros prix pour rédiger votre CV et pour d’autres services bidon.

APPEL À TOUS

Vous êtes tombé dans un piège? Vous souhaitez dénoncer des pratiques commerciales douteuses? Faites-nous part de vos problèmes de consommation, nous en traiterons dans nos pages. Écrivez-nous:

À VOS AFFAIRES
La Presse/rédaction
7, rue Saint-Jacques
Montréal, Qc
H2Y 1K9

Par courriel: avosaffaires@lapresseaffaires.com

QUAND LA PUB VA TROP LOIN

Ce que les marchands n’ont pas le droit de faire

- Attribuer faussement des avantages à un produit ou service.

Exemple : Le Bureau de la concurrence veut empêcher les promoteurs québécois du produit amaigrissant Cellotherm de faire miroiter «une perte de poids localisée, un effet liposuccion sans chirurgie» et une perte de poids allant «jusqu’à neuf livres par jour».

- Tromper le client sur le rendement d’un produit ou service.

Exemple : Le Tribunal de la concurrence a sévi en 2002 contre les distributeurs de Platinum Vapour Injector, un produit censé faire économiser de l’essence.

- Indiquer un faux prix courant pour un bien offert à rabais.

Laisser croire à une fausse aubaine. Sears Canada vient de se faire pincer parce qu’elle affichait constamment des pseudo-rabais pour ses pneus, alors qu’il s’agissait du prix normal.

- Lancer des slogans tels que «Pas de taxes», laissant croire que les taxes ne s’appliquent pas. Il est cependant permis de dire «Taxes comprises» ou «On paie les taxes».

- Mettre davantage l’accent sur une prime que sur le produit qui l’accompagne.

- Insinuer qu’un bien comporte une pièce ou une composante qu’il n’a pas.

- Attribuer de fausses dimensions (poids, volume, etc.) à un objet.

- Déclarer faussement qu’un bien ou un service répond à une norme déterminée.

- Affirmer qu’un bien est neuf, alors qu’il est d’occasion ou recyclé.

- Exiger un paiement pour un bien qui a été expédié sans que le consommateur l’ait commandé.

- Dissimuler son activité commerciale derrière de faux motifs charitables.

- Annoncer un produit en solde, sans avoir la quantité suffisante pour répondre à la demande.

SOURCE : OFFICE DE LA PROTECTION DU CONSOMMATEUR ET BUREAU DE LA CONCURRENCE

QUELQUES SUGGESTIONS POUR FACILITER LE PROCESSUS :

Lors de l’achat, vérifier la date d’expiration du rabais postal.

Si vous achetez sur Internet, imprimez immédiatement une copie du formulaire de rabais, car il pourrait être retiré.

Faites votre demande tout de suite après l’achat, car si vous dépassez les délais, votre demande sera rejetée.

Lisez attentivement le formulaire et remplissez-le clairement.

Fournissez tous les documents nécessaires : facture originale, code-barres (UPC) sur la boîte, numéro de série, etc. Conservez la boîte en cas de doute. Faites des photocopies de tous les papiers, au cas où votre lettre s’égarerait.

Pour les rabais de plusieurs centaines de dollars, songez à acheminer les documents par poste recommandée.

Inscrivez à votre agenda la date prévue de réception du chèque, pour ne pas l’oublier.

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